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Littoral algérois : Des plages inhospitalières
De nouveau, la pollution marine sur le littoral algérien
Plan d’aménagement côtier de l’algérois
Protection de la méditerranée
Pollution de Oued El Harrach
Danger sur le littoral algérien

Le long chantier

Pour préparer la saison estivale 2007, la Société des eaux et de l’assainissement d’Alger a effectué de nombreuses interventions. Au programme : nettoyage des stations, réparation des fuites des conduites et rénovation des réseaux d’assainissement défectueux.

La société a également investi dans du nouveau matériel : pompes immergées afin d’augmenter les capacités de pompage des stations de relevage de Bab El Oued et Palm Beach, motopompes et groupes électrogènes pour assurer les interventions d’urgence. Cela, afin de rendre aux Algérois un littoral plus propre. « Nous essayons de rattraper la retard par rapport aux pays voisins », assure M. Chouikh, directeur adjoint de l’assainissement à la Seaal. Si Alger comptait, en 2005, 19 postes de relevage en service (système de pompage qui refoule les eaux usées) et 39 plages autorisées, la ville affiche à l’heure actuelle, 24 postes de relevage pour 46 plages autorisées à la baignade. Ainsi, début juin, à Bab El oued, deux plages non polluées ont pu être restituées aux Algérois. Cependant, peu après l’arrêté de la wilaya d’Alger N°1189 réglementant l’accès aux plages, deux parmi les 46 ont été fermées du côté d’El Marsa. Celles-ci, pourtant propres, ont été interdites en raison de leur relief qui pouvait s’avérer dangereux pour les estivants. Pour le directeur adjoint, le principal enjeu des années à venir sera la gestion des déchets solides et de la boue. A propos des rejets des usines : « C’est un grand chantier que la Seaal doit prendre en charge. Il faut signer des conventions de rejets avec les industriels » en ajoutant : « Nous ne sommes pas une force publique, on essaie donc de traiter cela à l’amiable. » Il faudra donc passer outre ses difficultés pour dépolluer les 18 plages encore fermées. En février 2006, la Seaal en partenariat avec Suez Environnement, l’Algérienne des eaux et l’Office national de l’assainissement, prenait ses fonctions. Sa mission, gérer les réseaux publics d’assainissement et d’eau potable d’Alger. Oran, Annaba et Constantine pourraient, d’ici peu, suivre l’exemple de la capitale, en optant pour une gestion déléguée. Récemment dotée d’un SIG (Service d’informations géographiques), la Seaal réalise un état des lieux du réseau d’assainissement. Des géomètres ont été dépêchés sur toute la wilaya afin de cartographier l’ensemble des installations. De plus, chaque intervention est datée et enregistrée sur un logiciel. Les centres des différentes communes disposeront de toutes les données nécessaires à leurs futurs chantiers. La société prévoit ainsi de rehausser 2000 regards par an. « L’assainissement n’est pas une mince affaire ! » conclut M. Chouikh. Si l’accès à l’eau potable dans tous les quartiers d’Alger est garantie quotidiennement de 8h à 22h par la Société des eaux, la Seaal doit maintenant faire face à un débit des eaux usées deux fois plus important ! En effet, les Algérois consomment plus et par conséquent, rejettent plus. Il a donc fallu augmenter les capacités des stations de pompage. A cela, les services projettent la réhabilitation aux standards européens de 18 points de relèvement de la ville et le fonctionnement 24h/24 du réseau d’ici trois ans. Ce travail s’effectuera conjointement avec la DHW qui gère notamment les cours d’eau, la station d’épuration de Beni Messous et certains postes de relevage. Un long chantier en perspective !

© Agence pour la Protection et la Promotion du Littoral Algérois
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Date de mise à jour: 08/06/2010