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Un phénomène complexe
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Protection de la Méditerranée - PARTIE II
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Protection du littoral
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Alger : Le plan d’aménagement du littoral
La decision émane du Wali
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L’effet suspensif des lois
Le lac de Réghaïa s’étend sur une superficie de 1100 hA
Littoral algérois : Des plages inhospitalières
De nouveau, la pollution marine sur le littoral algérien
Plan d’aménagement côtier de l’algérois
Protection de la méditerranée
Pollution de Oued El Harrach
Danger sur le littoral algérien

L’option touristique remise en cause

Les commerces qui se trouvent au port d’Alger connaissent d’énormes difficultés. A la darse de l’Amirauté où se concentrent plusieurs magasins, se trouve une construction qui a les pieds dans l’eau. Elle abrite les bureaux de l’Association des sports nautiques d’Alger.

Ne peuvent y adhérer que ceux qui sont parrainés par un membre de l’association. Autre condition : les sociétaires doivent aussi payer 4000 DA par mois. Les embarcations, plus d’une centaine, appartiennent toutes aux adhérents qui ont le pied marin. Cela a valu des satisfactions au club amateur. Les adhérents peuvent s’initier à l’aviron et à la voile. Il reste que l’association se trouve confrontée à plusieurs difficultés. Les promesses de l’APC de Oued Koreïch et celles de la Casbah de réhabiliter la structure remontant à 1985, étaient « sans lendemains ». « Aucune subvention n’est allouée par les autorités de wilaya. Mais, nous n’ y comptons pas trop », soutient Ali, trésorier de l’association. « Nous couvrons nous-mêmes nos frais et les cinq ouvriers que nous employons, c’est nous qui les payons », relève-t-il. Septuagénaire, ammi Ali est resté sur ses anciens souvenirs. Imposante, la structure s’affaisse par endroits. Elle a été amputée de la partie qui donne sur la route de l’Amirauté. Celui qui en est responsable, c’est M.Rahmani, l’ancien gouverneur du Grand-Alger qui a décidé, relève Ali, de « reprendre la structure ». « Des appels d’offres ont été lancés. Des Hollandais, des Turcs et des Français ont soumissionné. Toutefois, la dissolution du gouvernorat a fait que les choses sont restées en l’état », indique-t-il. Un adhérent est catégorique : « Il existait un réfectoire et des treuils qui ont disparu sans qu’on en trouve la trace. Les autorités ne savent que badigeonner la façade qui se trouve sur le passage du Président qui n’a même pas daigné y jeter un coup d’œil. » « Des madriers ont été subtilisés et les autorités locales s’en défendent toujours », s’emporte-t-il. Ammi Ali s’efforce de redonner à ce lieu décrépit son aura disparue à tout jamais, mais sans y parvenir toujours. Des démarches ont été entreprises auprès de la wilaya mais se sont avérées « sans résultats probants ». « Qu’à cela ne tienne. Nous continuerons de faire de notre mieux. Une cale sèche a été aménagée », relève-t-il en nous montrant son embarcation portant le nom de sa région natale : El Bibane. Jouxtant l’Association des sports nautiques, l’école d’aviron fait de l’ombre à sa voisine. Inaugurée le 18 février 2007 par M. Guidoum, ancien ministre de la Jeunesse et des Sports, le bâtiment, d’une incroyable blancheur, respire la fraîcheur. Chaque semaine, le centre accueille une centaine de garçons et une dizaine de filles. Tous rêvent de devenir les futures têtes d’affiche de l’équipe nationale d’aviron qui s’est illustrée aux Jeux africains en remportant 6 médailles (3 en or, une en argent et 2 en bronze). Pour une cotisation de 3500 DA par mois, les enfants, âgés au minimum de 8 ans, s’entraînent le lundi après-midi et le week-end. Ils préparent la finale de la coupe d’Algérie qui aura lieu le 26 juillet et clôturera la saison. Un peu plus loin, les restaurateurs du Dauphin attendent les clients. Ce bâtiment inspiré d’un temple grec, en impose face aux modestes échoppes situées de l’autre côté de la rue. Ouvert depuis 2003, le restaurant est fréquenté principalement par le personnel des ambassades. D’une capacité maximale de 300 personnes, l’établissement est également doté d’une terrasse, aménagée pour les soirées et d’un parking. Avec une cinquantaine de couverts par jour, le gérant, Djamel Ghazi ne se plaint pas. Pour lui, oubliés les plats dits « prolétaires » (des sardines à 200 DA le kg, imaginez !) ; il préfère vendre des plats plus fins pour une clientèle aisée. Il sait qu’il n’a pas de concurrence à la pêcherie : les restaurants concurrents sont beaucoup plus éloignés ; ils sont à la Madrague (El Djamila) ; il pratique donc des prix « étudiés » (très certainement en haut de l’échelle). M. Ghazi déplore néanmoins le manque d’entretien des alentours, les détritus en tous genres et les SDF ne font pas une bonne publicité à son établissement.

© Agence pour la Protection et la Promotion du Littoral Algérois
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Date de mise à jour: 08/06/2010