Le phénomène d’ érosion côtière ou de recul du trait de côte devient une préoccupation environnementale majeure de la wilaya d’ Alger et de toute la façade centre de la côte algérienne. L’ étude réalisée dans le cadre du Programme d’ aménagement côtier de la zone algéroise (Ministère de l’ Aménagement du Territoire et de l’ Environnement) en collaboration avec le Plan d’ action de la Méditerranée révèle un recul moyen pour l’ ensemble de la zone centre de 2.25 m/an alors que les reculs les plus importants sont enregistrés sur le territoire de la wilaya d’ Alger. Ce niveau de recul est à prendre avec précaution, il serait préférable de focaliser sur les niveaux de recul critiques observés dans certaines plages de la côte algéroise. L’ érosion touche quasiment l’ ensemble des plages sableuses de la wilya d’ Alger et les valeurs de recul les plus significatives sont (PACA/MATE-PAM, 2006) :
Réghaïa -0.45 m - 1.9 m/an
Embouchure de l’ oued El Harrach max : -3 à -4.5 m/an
Plage Ouest Quasi disparition
Est de Sidi Fredj : formation d’ une anse qui s’ adosseà la jetée sud du port, engraissement de 12 m en 22 ans (+ 0.54 m ).
Secteur hôtel El Riad - Est Moretti - 46 m entre 1956 et 1999.
Moretti 15 à 18 m (1993 à 1999)
Embouchure de l’oued Mazafran 0.35 à 1.4 m/an
Cette situation est liée à quatre facteurs majeurs (l’ urbanisation, l’extraction du sable de plage et de haut de plage, la disparition des cordons dunaires) et aggravée des facteurs climatiques comme la sécheresse qui sévit au cours de dernières décennies.
Pillage du sable de plage
Au moins onze points importants de prélèvement sauvage de sable de plage destiné à la construction individuelle sont identifiés sur le territoire de la wilaya d’ Alger. D’ ouest en Est ces prélèvements s’ effectuent à :
Zeralda (O2) ;
Plage Est de Sidi Fredj (01) ;
Sidi Fredj Ouest (épuisement du sable de plage) ;
Bordj El Kiffan (02) ;
Réghaia (03) ;
Kadous (02).